Une “alternance” sacrifiée : Le plan macabre d’une opposition déboussolée en marche

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Une “alternance” sacrifiée : Le plan macabre, mercantile d’une opposition décapitée et déboussolée en marche

L’alternance au sommet de l’État, une histoire d’un éternel recommencement ? Pourquoi les politiques de l’autre bord, l’opposition togolaise n’arrive pas à atteindre cet objectif qui est d’ailleurs le premier, faire partir le pouvoir de Faure Gnassingbé ? Et si c’était un deal, un plan entre le pouvoir en place et cette opposition ?

19 Août 2017, tout le Togo a tremblé, c’était le grand tounami, on avait cru qu’une nouvelle page de l’histoire du Togo allait s’ouvrir, ce jour plusieurs togolais avaient pris d’assaut les rues de Lomé, Sokodé, Anie, Kpalimé, une gigantesque manifestation sur toute l’étendue du territoire pour exiger le retour de la constitution de 1992 ou le départ de Faure Gnassingbé. Qui aurait cru qu’un parti politique créé en 2014, le parti national panafricain pourrait drainer lui seul cette foule monstre et immense? Le régime de Lomé était surpris par l’événement, il a tremblé, nous avons vu des ministres et des directeurs généraux et centraux qui ont fait des réservations sur Accra, sur l’Europe, d’autres avaient déjà envoyé les enfants et les familles dans les pays limitrophes ou hors du continent.

Malheureusement pour les togolais qui avaient espéré voir quelquechose changé au sommet de l’État, c’est plutôt le chef de la contestation qui était obligé à être en exil entre le Ghana et la Guinée Conakry. Le pouvoir autrefois tremblé est revenu en force, plus fort qu’avant, tout est verrouillé cette fois ci, de nouvelles lois sur les manifestations ont vu le jour, la constitution togolaise retouchée, le parti de Tikpi Atchadam décapité, plusieurs défections enregistrées, la C14 décapitée elle aussi et finalement c’est une affaire de 30 millions qui est le goûte qui a débordé le vase, et si c’était le plan ?

En 2020 la dynamique Monseigneur Kpodzro voit le jour, cette dynamique avait promis aux togolais une alternance au sommet de l’État. Portée par l’archevêque émérite Mgr Kpodzro, la dynamique était déjà partie sur de mauvaise base. Le choix du candidat qui est le président du MPDD, Gabriel Messan Agbeyomé KODJO a été un choix imposé par l’archevêque selon plusieurs hommes politiques de l’opposition togolaise. Cette histoire d’imposition d’un candidat a obligé d’autres responsables de partis politiques à faire acte de candidature le 22 février 2020, date de la dernière présidentielle au Togo. Plusieurs candidats de l’opposition qui ont déjà perdu la confiance du peuple suite à cette histoire de 30 millions face à Faure Gnassingbé, ne font pas du poids. La sanction a été dure dans les urnes, le président sortant sort officiellement vainqueur avec un peu de 70% de voix suivi par le candidat de la dynamique à peine 18% de voix.

Ces résultats officiels vigoureusement contestés par l’ancien premier ministre Agbeyomé KODJO devant la cour constitutionnelle n’a pas eu gain de cause pour manque de preuve . Le 03 Mai dernier le gagnant Faure Gnassingbé a prêté serment, juste après cette prestation de serment une nouvelle affaire touche la dynamique, un supposé compilateur des procès verbaux de la dynamique avoue sur la place publique que la dynamique n’a pas de procès verbaux des bureaux de vote pour soutenir sa contestation de victoire. 24 Avril dernier, suite à des discours, à des nominations des ministres, utilisation des armoiries de la République, Agbeyomé Kodjo a été interpellé par la gendarmerie sur instruction du procureur général. Libéré sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortir du territoire et de ne plus faire des sorties médiatiques qui remettent en cause la dernière élection présidentielle, Agbeyomé a bravé ces interdictions, convoqué récemment par le Doyen des juges d’instruction, il a préféré prendre la poudre d’escampette, prétextant que sa vie serait menacée, un plan d’assassinat serait mis en marche par le régime pour l’éliminer physiquement.

Plusieurs sources l’ont annoncé au Ghana, pour d’autres il est toujours là sur le territoire togolais. Alternance au sommet de l’État,un éternel recommencement ?

L’opposition togolaise décapitée et déboussolée est perdue. Deux figures de cette opposition ont quitté le monde des vivants cette année Edem Kodjo et Agboyibor Yaovi. Jean Pierre Fabre n’a pas encore fini de digérer sa défaite de la présidentielle se contente de son petit poste de Maire du Golfe 4. Et si c’était le plan sacrificiel de l’alternance par cette opposition qui n’a plus de repère ?

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