Sondage Afrobaromètre: La crise a régressé le niveau de la liberté d’expression de 21%

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Deux mois après avoir rendu public les résultats d’un sondage sur les questions liées à la politique, le Centre de recherche et de sondage d’opinions (CROP) s’est livré au même exercice mercredi dernier à Lomé sur les questions de la liberté d’expression et la décentralisation dont l’enquête a été réalisée en novembre 2017.

De ce sondage Afrobaromètre, il ressort en matière de « la liberté d’expression » que 39% des togolais se sentent libres d’exprimer leur opinion contre 60% en 2014, soit une baisse de 21% en trois ans. Cette baisse de niveau de la liberté d’expression de 21% pourrait être expliquée, selon le CROP, par la crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis août 2017.

Pour Hervé Akinocho, Directeur du CROP, le niveau de la liberté d’expression a régressé de 21% au cours ces trois dernières années par rapport aux autres pays où les données sont disponibles. « Nous pensons que c’est un volet où il y a du travail à faire », a-t-il indiqué.

Par rapport à « la décentralisation », les résultats de l’enquête Afrobaromètre ont fait ressortir plusieurs points de vue. La question qui a été posée aux enquêtés est : les togolais sont-ils prêts à s’engager pour le contrôle citoyen suite à la décentralisation ? La majorité des réponses est « Oui », étant donné que selon cette enquête, pour bon nombre de togolais, l’électeur est le premier garant de l’action des élus locaux.

« On a également demandé aux togolais s’il y a élection et que les mairies sont mises en place est-ce qu’ils seront prêts à participer aux réunions pour pouvoir comprendre comment l’argent du contribuable est utilisé afin d’influencer un peu l’action des autorités à la base ? On a été agréablement surpris parce que 62% des répondants disent qu’ils sont prêts à donner une partie de leur temps pour pouvoir faire ce travail », a-t-il souligné.

Pour rappel, Afrobaromètre est un réseau de recherche panafricain qui mène des enquêtes d’opinion publique sur la démocratie, la gouvernance, les conditions économiques et les questions connexes en Afrique. Cette dernière enquête vise à aider les autorités à avoir une idée des défis qui les attendent en matière du respect du droit de l’Homme.

Max D.

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