Que le Président Talon agisse au nom de “la démocratie et de la liberté d’expression” en libérant le confrère Ignace Sossou

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La rédaction de l’agence de presse le Républicain-info joint sa voix à la tribune de Reporters Sans Frontières(RSF), co-signés par 120 journalistes et média et par l’organisation de défense de la liberté de presse béninoise, pour exiger la libération du confrère béninois Ignace Sasou emprisonné depuis deux mois au Bénin.

Ignace Sossou, journaliste et Directeur de production de Benin Web TV, passe des nuits en prison après sa condamnation, le 24 décembre 2019.

Il est accusé de « harcèlement par le biais de moyen électronique » sur la base d’une loi béninoise portant code numérique de 2018.

En effet, le journaliste Ignace Sossou avait relayé sur les réseaux sociaux certains propos du Procureur de la République béninoise auprès du tribunal de première instance de Cotonou qui s’était exprimé, le 18 décembre 2019, lors d’un atelier organisé par l’agence française de développement média(CFI), explique nos confrères du site d’information Bonouto du Bénin dans un article.

Ignace Sossou, qui faisait simplement son travail de journaliste, a été arrêté puis jeter en prison après avoir été accusé d’avoir tronqué les propos tenus par le Procureur de la République. Le patron de Benin Web TV s’est retrouvé derrière les barreaux à cause de trois tweets ne présentant aucun caractère diffamatoire et qui sont considérés comme de l’information tenue par le Procureur.

Jamais un journaliste ayant relayé sur les réseaux sociaux des propos qui ont bien été tenus en public ne s’est retrouvé derrière les barreaux. Cette détention arbitraire d’un journaliste doit choquer l’espace CEDEAO.

Depuis, Ignace Sossou dort en prison. Plus de deux mois après l’arrestation du confrère, alors que les preuves de son innocence sont connues par tous au Bénin, chaque jour passé en prison par le confrère Ignace est un tort causé à la réputation démocratique du Bénin et à la volonté du Président Patrice Talon de lutter contre la désinformation.

Il est fort regrettable de constater que nos pays en Afrique pondent des textes de loi qui, au nom de la désinformation, peuvent être utilisés pour restreindre la liberté d’expression et jeter des journalistes en prison.

Ignace Sossou a subi la rigueur d’une loi, le code numérique, qui n’est pas le texte officiel qui régit l’activité des médias béninois.

La rédaction du journal le Républicain-infos, tout comme Reporters Sans Frontières et les 120 journalistes portant leur signature sur la tribune rendue publique pour la libération du confrère, invitent le Président Patrice Talon à prendre de la hauteur en libérant le journaliste Ignace Sossou de la prison.

Républicain-Infos/l’interview.info

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