LUTTE CONTRE LE COVID-19 : LE GOUVERNEMENT INTERDIT LE TRAVAIL DE ZÉMIDJAN. Quand la pierre jetée contre le mur par les Z-men retombe sur leur tête !

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 C’est le lieu de reconnaître l’importance de se structurer. Lorsque les ministres gnonfame, et Titikpina respectivement ministre des transports et des travaux publics et ministre de la sécurité et de la protection civile à leur temps avaient recommandé aux syndicats de recenser les conducteurs de taxi-moto dans chaque zone pour une meilleure organisation, les concernés avaient rapidement trouvé un projet politique derrière et avaient simplement opposé un refus catégorique.

Le ministre Yark à son tour a tenté la même initiative à plusieurs reprises sans succès. Aujourd’hui pour lutter contre le COVID-19 le gouvernement se retrouve dans l’obligation d’interdire purement et simplement le travail de taxi-moto pour un temps et les acteurs du secteur crient déjà au secours. La question qui se pose ici c’est sur quelle base une éventuelle aide pourait elle être apportée aux acteurs étant donné qu’il n’existe aucune base des données des acteurs du secteur ? Au Bénin voisin le secteur est tellement bien structuré que chaque commune dispose d’une liste actualisée des conducteurs de taxi-moto et chaque conducteur est immatriculé de telle sorte que les autorités communales peuvent facilement identifier chaque conducteur . Chaque commune au Bénin a une tenue spécial pour les conducteurs. Ceci non seulement permet une meilleure organisation du secteur mais aussi il permet une meilleure sécurité des usagers (passagers) quand on connaît comment des individus mal intentionnés se transforment souvent en conducteurs de taxi-moto.

Face au désordre qu’on constate dans le secteur au Togo, si le gouvernement venait à débloquer une somme pour venir en aide aux conducteurs de taxi-moto, ce sont les soudeurs, les maçons,les menuisiers,les cordonniers,…. pourquoi pas les enseignants qu’on verra plus que les concernés. Quoiqu’on dise aujourd’hui le travail de taxi-moto constitue un vrai corps de métier de part le nombre de personnes qui l’exercent et les milliers de bouches qu’il nourit. Interdire l’exercice de ce métier revient simplement à exposer des milliers de togolais à une mort certaine de faim. Nous appelons à cet effet le gouvernement à rapidement penser à des mesures d’accompagnement pour éviter une implosion sociale car si jamais ceux qui vivent de ce métier se retrouvent dos au mur face à l’urgence ils n’auront d’autres perspectives que de braver l’interdiction au risque de créer une confrontation avec la force créée pour faire respecter les dispositions mises en place pour lutter contre le COVID-19 ce qui sera très préjudiciable aux Togo dans le contexte actuel. Nous appelons à la réflexion et à la sagesse des autorités.

        # José P.

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