Enseignement supérieur : Les acteurs des régions des plateaux et maritime en réflexion sur l’élaboration du document de la PNR à d’Atakpamé.

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Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche s’est engagé depuis 2016 dans le processus d’élaboration de la politique nationale de la recherche (PNR). Fondée sur une méthodologie participative et co-constructive impliquant tous les acteurs multisectoriels, cette politique a pour finalité de contribuer au développement durable du pays par la recherche scientifique et l’innovation technologique.

Cet atelier fait suite à trois années de travaux et de concertations qui ont permis l’élaboration d’un draft de la politique nationale de la recherche, suivi de l’atelier de présentation et de consolidation de la PNR du 10 décembre à Kara. C’est le tour des acteurs des régions maritime et des plateaux ce 12 décembre à Atakpamé d’apporter les précieuses contributions à son amélioration.

Pour le professeur KOKOU Kouami Directeur national de la recherche au ministère en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche,  le Togo n’a pas un référentiel pour justement cadrer le secteur de la recherche. Si nous parlons des pays développés  qui dominent le monde, c’est grâce à la recherche, qu’ils arrivent à pousser et à repousser les limites de l’ignorance.

 Au Togo comme dans les autres pays de la sous région, ce référentiel manque. C’est depuis 2013 que le Chef de l’État a ordonné vivement que le secteur de la recherche soit assaini pour pousser le pays vers l’émergence d’ici 2030. C’est à ce titre qu’une équipe a préparé un document que le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche va soumettre aux techniciens, aux acteurs des recherches de la région maritime et la région des plateaux.

les participants

C’est la dernière réunion de concertation régionale que nous allons faire et permettre à l’équipe de techniciens de finaliser le document. Ce travail de consultation a commencé à Lomé dans les Universités publiques du Togo à savoir: l’Université de Lomé et l’Université de Kara, ensuite les sectoriels, le niveau central, tous ceux qui sont impliqués dans les recherches dans les différents départements ministériels, les secteurs privées, de la société civile et tout ceux qui font les recherches.

” Quand on parle de la recherche, il ne s’agit pas seulement de la recherche conventionnelle (celle qui se fait dans les laboratoires par les spécialistes), mais celle des experts locaux qui font des recherches dans leurs milieux, par exemple, les gens qui découvrent des  cultures de variétés performantes au Togo qui n’ont pas des diplômes universitaires, qui ne sont pas des chercheurs avariés. Nous avons des ” tradithérapeutes” qui soignent des maladies, ceux sont également des chercheurs traditionnels non conventionnels.

 C’est tout ceux là que nous consultons sur le territoire pour avoir leurs avis sur comment organiser la recherche au Togo. Qui parle de  recherche, parle de beaucoup d’argent, ça nécessite beaucoup de moyens. Que les acteurs puissent dire clairement quelle recherche, comment trouver les financements et quel cadre de gouvernance peut on mettre en place au Togo.

Dans son mot de circonstance, le préfet de l’Ogou Edoh Akakpo,  a souligné que le gouvernement togolais a très tôt pris conscience de l’importance capitale que revêt la recherche pour le développement national en créant un ministère de l’enseignement supérieur et chargé de la recherche. Il est vrai qu’en l’absence d’une politique unique de la recherche, l’enseignement supérieur a opté pour des stages sectoriels. L’élaboration de la PNR vient conforter la décision du gouvernement à poursuivre les réformes qu’il s’est mis à opérer et qui voudrait toucher chaque secteur d’activités en vue de services compétitifs qui respectent les normes universelles, en relation avec la culture togolaise qui est un sous-bassement de la bonne exécution du PND.

Le Togo n’a jamais disposé d’une politique de recherche. “Cette politique que nous élaborons pour la première fois est appelée à répondre clairement et suffisamment aux besoins de terrains, doit bénéficier d’une attention toute particulière, des expériences et savoir faire de toutes les parties prenantes et s’appuyer si nécessaire sur les expériences d’autres pays”  selon le préfet de l’Ogou, Edoh AKAKPO.

Marcel Akakpo

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